Enquête de base ANeSA

Enquête quantitative

VilleMénagesFemmesHommes
Kaya1 0011 158288
Ouagadougou9431 039437

Taux de réponse supérieurs à 90% dans les deux villes.

Enquête qualitative

109
Entretiens individuels approfondis (EIA)
22
Focus groups de discussion (FGD)

Échantillon raisonné incluant des profils variés, notamment des survivantes de violences.

Indicateurs — Enquête ANeSA 2025

24–28% Prévalence contraceptive moderne (femmes en union) Kaya 24% · Ouaga 28%
5,7% Prévalence contraceptive chez les adolescentes Dans les 2 villes
27–30% Prévalence des VPI au cours des 12 derniers mois Kaya 27% · Ouaga 30%
< 3% Survivantes ayant recherché une aide formelle (Kaya) Aide quasi exclusivement informelle
74% Ignore l'existance d'une loi sur l'ISG dans certaines conditions
19% Connaissance des conditions légales autorisant l'ISG
IndicateurKayaOuagadougou
Indice synthétique de fécondité (ISF)6,014,77
Indice Information Méthode Plus (IIM+)55%36%
Intention d'utiliser la PF dans le futur63%43%
VPI sexuelles chez les femmes en union12%3,1%
Survivantes VBG ayant recherché une aide formelle< 3%~ 20%

Planification Familiale & Contraception

Module Fécondité et Planification Familiale — Enquête ANeSA 2025

Fécondité élevée et précoce chez les femmes migrantes et déplacées internes

Les femmes des quartiers informels de Kaya ont en moyenne six enfants contre cinq pour celles de Ouagadougou. Plus d'une adolescente sur dix a déjà commencé sa vie féconde.

Faible connaissance et adoption de la planification familiale

Près d'une adolescente sur trois ne connaît pas la planification familiale (PF). La prévalence contraceptive moderne reste faible (environ ¼ des femmes) et très critique chez les adolescentes (6%).

Freins majeurs d'ordre personnel et perceptuel

La principale raison de non-utilisation de la planification est une décision personnelle (50% à Ouagadougou et 73% à Kaya). Plus d'un tiers des femmes (35% à Kaya et 45% à Ouagadougou) ont des perceptions défavorables envers la PF, proportion qui dépasse la moitié (55%) chez les adolescentes.

Qualité de service et effets secondaires

Moins d'une femmes sur deux reçoit les quatre messages essentiels lors des consultations de planification familiale. La peur des effets secondaires est un obstacle fréquemment rapporté chez 20% des femmes migrantes et déplacées internes de Ouagadougou.

Normes sociales et de genre

Les normes sociales et de genre restent un frein majeur à la planification familiale dans les quartiers informels : dans les deux villes, une large majorité des femmes migrantes et déplacées internes associent encore la planification familiale à des mœurs légères et la considèrent comme réservée aux femmes mariées, des perceptions particulièrement marquées chez les adolescentes et les femmes peu instruites.

Accessibilité des services et disparités territoriales

Malgré une perception globalement positive de l'accessibilité et du respect dans les services à Kaya, de fortes disparités territoriales persistent : comparativement à Ouagadougou, les femmes migrantes et déplacées internes de Kaya perçoivent davantage un accueil respectueux et une meilleure accessibilité financière des services de planification familiale, y compris pour les femmes migrantes, déplacées internes en situation de handicap.

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Violences Basées sur le Genre (VBG)

Module Violences — Enquête ANeSA 2025

Violences du partenaire intime (VPI)

La violence avec les partenaires intimes (VPI) est courante dans la population des femmes déplacées internes et migrantes, où près d'une femme sur dix a déjà subi une violence au cours de l'année passée.

Violences sexuelles au sein du couple à Kaya

12%

Les femmes déplacées internes et migrantes de la ville de Kaya subissent davantage des violences sexuelles au sein de leur couple. 12% ont subi une violence sexuelle de la part de leur partenaire intime au cours des douze derniers mois ; ce qui représente près deux fois l'incidence au niveau national selon l'enquête nationale PMA (6,4% en 2022).

Recherche d'aide auprès de services formels

< 3%

La recherche d'aide est peu courante chez les femmes rapportant des violences ; moins de 3% des survivantes de violences rapportent avoir recherché de l'aide auprès de services d'aide formels à Kaya.

Normalisation de la violence

La normalisation de la violence est non seulement perçue par les femmes comme l'une des principales causes VBG mais aussi la principale raison pour laquelle les survivantes ne recherchent pas de l'aide.

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Avortement & Interruption Sécurisée de Grossesse (ISG)

Module Avortement — Enquête ANeSA 2025

Ignorance de la loi sur l'ISG

74 %

La majorité des femmes déplacées internes et migrantes ignore l'existence d'une loi sur l'ISG ; elles sont 74 % qui ne savent pas qu'elles peuvent recourir à une ISG dans certaines conditions prévues par la loi au Burkina Faso.

Disparités migrantes et déplacées internes

30 % · 20 %

L'on observe des disparités importantes parmi les enquêtées en termes de connaissance de l'existence de la loi sur l'ISG. Alors que 30% des migrantes sont au courant de l'existence de cette loi, cette proportion était seulement de 20% chez les femmes déplacées internes.

Connaissance des conditions légales

19 %

Parmi la minorité des femmes migrantes et déplacées internes qui sont au courant de l'existence d'une loi sur l'ISG au Burkina Faso, moins de deux femmes sur dix (19%) connaissent effectivement les différentes conditions dans lesquelles la loi autorise l'ISG au Burkina Faso.

Opinions sur l'application de la loi

En général, les femmes et hommes migrantes et déplacées sont en désaccord avec l'application de la loi sur l'ISG sous toutes ces conditions (quatre) conditions. Mais, elles sont majoritairement d'accord pour que la loi soit appliquée pour « Sauver la vie ou préserver la santé physique de la femme ».

Risque sanitaire et condamnation morale

Le risque sanitaire et la condamnation morale associés à l'ISG en général façonnent négativement les attitudes des femmes et hommes migrantes et déplacées internes vis-à-vis de la loi autorisant l'ISG au Burkina Faso.

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